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Index de l'article
1.1 Introduction
1.2 eLearning... pour enseigner et apprendre
1.3 Un modèle
1.4 Du concret
1.4 Du concret : informer et motiver
1.4 Du concret : activer et interagir
1.4 Du concret : produire
Bibliographie

1.4. Du concret …

Activer

Un apprentissage de qualité ne se bâtit pas sur un simple transfert de la matière enseignée mais sur la construction personnelle que l’apprenant va entreprendre. Même si cela fait mal aux technologues, on n’apprend pas en ligne ! On apprend « en soi ». La grosse partie de cette activité échappe quelque part à l’outil technologique et fait partie du dispositif que l’enseignant met en place: à lui revient la décision de faire travailler les étudiants en groupe, de les faire plancher sur un problème, de les engager dans un projet personnel ou collectif … ou de leur « donner cours » à l’ancienne même au travers des nouveaux médias.

•    Scénariser les activités, les étapes
•    Utiliser les informations pour les traiter
•    Fournir des outils de « malaxage » des informations
•    Proposer aussi des activités hors plate-forme
•    Travailler la cohérence des activités
•    Prévoir des activités de reconnaissance des acquis
•    Alterner applications, exercices, problèmes, cas …
•    Donner des objectifs de production
•    Faire jouer l’apprentissage collaboratif

Interagir

Dans un ouvrage récent consacré à l’apprentissage et à la formation des adultes, Bourgeois et Nizet (1997) reprennent à Cohen la définition de l’apprentissage coopératif.
Il s’agit de « faire travailler les apprenants en groupes suffisamment restreints pour que chacun ait la possibilité de participer à une tâche collective qui a été clairement assignée. De plus, les apprenants sont censés réaliser la tâche sans la supervision directe et immédiate de l’enseignant ».

Un apprentissage coopératif suppose donc un travail en groupe, mais tout travail en groupe ne signifie pas nécessairement apprentissage coopératif. Pour qu’on puisse parler d’une tâche coopérative, cette dernière doit être formulée de manière à ce qu’un étudiant seul ne puisse pas la résoudre, c’est-à-dire qu’elle nécessite une réelle coopération entre les membres du groupe. En quelque sorte, il faut qu’il y ait « dépendance » des étudiants les uns par rapport aux autres. De plus, l’enseignant doit explicitement demander et favoriser une coopération entre les étudiants. De manière plus générale, on parle de coopération lorsqu’il y a une « interdépendance positive des buts » (on réalisera ses objectifs si les autres réalisent les leurs également); on parle de compétition lorsqu’il y a « interdépendance négative des buts » (on réalisera ses objectifs si les autres ne les réalisent pas); on parle alors de travail individuel s’il n’y a pas d’interdépendance.

•    Choisir les tâches adéquates
•    Renforcer l’interdépendance
•    Favoriser l’émergence de points de vue différents
•    Donner les occasions d’exercer l’esprit critique
•    Prévoir les feed-back aux étudiants
•    Réfléchir aux différentes formes de tutorat
•    Balancer correctement les éléments personnels et collectifs
•    Flexibilité et contrainte
•    Profiter du passage par l’écrit
•    Favoriser la pensée divergente et la synthèse